70e anniversaire de ABVO
Le 14 avril dernier, le syndicat des fonctionnaires publics de Curaçao fêtait ses 70 années de lutte et de travail. À cette occasion, un Congrès extraordinaire s’est tenu les 20 et 21 avril, avec la participation des autorités politiques du pays, des personnalités du monde académique et des dirigeants syndicaux locaux, antillais et caribéens. La CLAT était représentée par Eduardo García, Secrétaire général, Anselmo Pontilius, Secrétaire général adjoint, Gabriel del Río, Président du Conseil de Travailleur de la Caraïbe, et Acacia Fernández, Directrice exécutive de l’ILACDE.
Pendant le Congrès, un hommage spécial a été rendu au Père Römmer, dont la vocation et la mission sacerdotale ont été consacrées aux syndicalistes et coopérativistes; à Gualberto Hernández et Amable “Shoma” Scoop, tous deux ex-présidents de ABVO. La camarade Shoma a également été directeur de l’Institut de formation sociale de la Caraïbe (INFOSCAR).
Le président du CTC, Gabriel del Río, au nom de la CLAT, a remis à Roland Ignacio, président de ABVO, une plaque commémorative pour le 70e anniversaire de ABVO. Quant à Eduardo García, il a remis l’hommage spécial 50e Anniversaire de la CLAT au Père Römmer. La camarade Acacia lui a fait don du symbole de l’UTAL.
Célébration du 1er mai
Des milliers de travailleuses et de travailleurs dans toute la Caraïbe ont fêté la Journée internationale du travail, avec des slogans contre les lois migratoires des États-Unis, contre les traités de libre-échange, et en faveur de meilleures conditions de vie et de travail, d’emplois dignes et décents pour tous, des salaires justes et suffisants.
À Curaçao a eu lieu une Marche contre le chômage et la pauvreté, avec la participation de toutes les centrales syndicales.
À Porto Rico,
c’est une imposante mobilisation qui s’est rendue au Capitole, où la Centrale
portoricaine de travailleurs, conjointement avec d’autres centrales syndicales,
ont remis une Déclaration pour le droit des travailleurs à reprendre leur
travail.
Le CTC se solidarise avec les fonctionnaires de Porto Rico
Le Conseil de travailleurs de la Caraïbe a déclaré sa solidarité avec les fonctionnaires portoricains licenciés en raison de la fermeture partielle des opérations du gouvernement de cet état. Cette fermeture est due à un manque de fonds pour payer les salaires des fonctionnaires et assurer les services normaux à la population. La fermeture partielle du gouvernement a touché 95 000 fonctionnaires et a privé d’école quelque 500 000 étudiantes.
La pression du mouvement syndical et du peuple portoricain a obligé le gouvernement à signer plusieurs projets de loi et à accepter un crédit de 741 millions de dollars pour couvrir les salaires jusqu’à la fin de l’exercice fiscal.
La CLAT et la CTC ont envoyé des communiqués exprimant leur solidarité avec la lutte de la CPT, des travailleurs et du peuple de l’île de Porto Rico.
Marches d’immigrants dans les villes étasuniennes
Le 1er mai dernier, plus d’un million d’immigrants, principalement des hispanos, n’ont pas assisté à leur travail et aux écoles; se sont abstenus de tout achat, et ont participé à des manifestations dans les principales villes des États-Unis. Ils prétendaient ainsi affirmer leur rejet d’une législation fédérale qui taxerait de délit grave l’immigration illégale et permettrait la construction d’un mur le long de la frontière avec le Mexique.
Le boycott était organisé par des activistes des droits des migrants et travailleurs de diverses nationalités latino-américaines et caribéennes, afin de démontrer leur pouvoir politique et l’influence sur l’économie qu’ils ont acquise en tant que communauté de travailleurs des États-Unis.
Le CTC soutient totalement cette démonstration de force et le boycott mené par les émigrés installés aux États-Unis. Cette action a permis de diminuer, voire paralyser, de nombreuses exploitations agricoles, usines, marchés et restaurants dans tout le pays.
Hausse des envois d’argent des immigrés
La Banque interaméricaine de développement a fait savoir que les travailleurs latino-américains et caribéens vivant en-dehors de la région ont envoyé dans leurs pays respectifs un total sans précédent de 53,6 milliards de dollars en 2005, ce qui représente une hausse de 17% par rapport à 2004.
Selon la même source, 25 millions de ressortissants latino-américains et caribéens ont migré hors de la région, dont 16 millions envoient de l’argent dans leurs pays d’origine.
Réunion des hautes instances de la CLAT
Le 8 mai dernier, au siège de la CLAT, avait lieu une Réunion du Secrétariat exécutif; le 9 mai, le Comité exécutif se réunissait à son tour, et du 10 au 12 mai, c’est le 28e Conseil latino-américain qui a tenu session.
Au Comité exécutif de la CLAT, rapport a été présenté de la Commission d’audit financière pour l’année 2005 et le budget de l’année en cours a été approuvé. Le directeur de l’UTAL a quant à lui présenté son rapport 2005 et le calendrier des activités prévues pour cette année, lequel a été approuvé.
Lors du 28e Conseil latino-américain, le projet de Statuts de la nouvelle confédération syndicale mondiale a été soumis au débat. Un document a été élaboré reprenant les nouvelles propositions à soumettre au Comité confédéral de la CMT. Le Conseil latino-américain a aussi approuvé l’affiliation de la CGT du Paraguay, dont la Secrétaire générale, Sonia Leguizamón, était invitée spéciale du Conseil. Le camarade José Pinzón, du Guatemala, membre du Comité exécutif de la CLAT, a été élu pour couvrir la vacance centraméricaine laissée par le 12e Congrès CLAT. Une nouvelle Commission d’audit financière a également été constituée, conformément aux Articles 57 et 58 des Statuts. Cette Commission est composée des camarades suivants : Samuel Rivera, CGTP Panama; Orildes María Lottici, FETRALCOS-CAT Brésil, et George Hernández, CLASEP-ABVO-CGTC Curaçao.
Le Conseil a approuvé une Résolution pour la libération des syndicalistes emprisonnés du CUTC de Cuba, ainsi qu’une lettre de soutien aux revendications de la CPT de Porto Rico face à la fermeture partielle des activités du gouvernement de cet état.
À ce Conseil latino-américain participaient 59 délégués des différentes organisations affiliées. Pour la Caraïbe, étaient présents les camarades suivants : Aruba : Anselmo Pontilius et “Rudy” Geerman, FTA; Antigua : Joseph Stafford, ATLU; Cuba : Pedro Pérez Castro, STC; Curaçao : Roland Ignacio et Humprey Mongen, CGTC; Haïti : Paul Loulou Chery et George Fortuné, CTH, et République Dominicaine : Altagracia Jiménez et Gabriel del Río, CASC. Enfin, Juan A. Francés, Directeur de l’INFOSCAR, était également présent à titre d’invité.
IIIe SOMMET SYNDICAL UNION EUROPÉENNE – AMÉRIQUE LATINE – CARAÏBE (UE-ALC)
Le 5 avril 2006, avec la participation de délégués syndicaux des organisations internationales (Confédération internationale de syndicats libres, CISL; Confédération mondiale du travail, CMT; Confédération européenne de syndicats, CES; Organisation régionale interaméricaine de travailleurs, ORIT, et Centrale latino-américaine de travailleurs, CLAT), a eu lieu à Vienne, Autriche, le IIIe SOMMET SYNDICAL UNION EUROPÉENNE – AMÉRIQUE LATINE – CARAÏBE (UE-ALC).
Les délégués et déléguées ont approuvé une Déclaration incluant un « Appel aux chefs d’État et de gouvernement » devant se réunir en mai à Vienne, Autriche. Ils ont aussi défini les points que le mouvement syndical devait mettre en avant lors de la IVe Rencontre de la société civile UE-ALC, tenue à Vienne également, les 6 et 7 avril.
Le Sommet syndical a exprimé son soutien solidaire aux travailleurs et étudiants de France, dans leur lutte contre les projets de précarisation de l’emploi par la flexibilisation du contrat de travail sans garanties sociales. De même, le Sommet syndical a exprimé sa solidarité envers les mobilisations menées par les émigrés latino-américains pour éviter leur expulsion des États-Unis et obtenir le plein respect de leurs droits du travail et à résider légalement.
José Gómez Cerda, de la Confédération autonome syndicale classiste (CASC), a représenté les travailleurs caribéens lors du IIIe Sommet syndical et à la IVe Rencontre de la société civile organisée, de l’Union Européenne et de l’Amérique latine – Caraïbe.
La CTH réalise un séminaire de formation de cadres de direction et une Rencontre des femmes travailleuses
Du 3 au 5 avril dernier, l’Institut national de formation syndicale accueillait le Séminaire de formation de cadres de direction de la Confédération de travailleurs haïtiens.
Ont participé 30 des principaux cadres de la CTH. Le camarade Gabriel del Río, président du CTC, George Fortuné et Paul Loulou Chery, respectivement président et secrétaire général de la CTH, étaient les principaux animateurs du séminaire.
Les principaux thèmes abordés pendant le séminaire étaient : analyse de la situation nationale et de l’organisation syndicale; syndicalisme international et processus d’unité syndicale mondiale, et théorie et technique de la direction syndicale.
Ensuite, les 5 et 6 avril, a eu lieu la Rencontre des femmes travailleuses haïtiennes.
L’activité a débuté le 5 avril par une conférence de presse où ont été exposés les objectifs de la Rencontre et le programme : obstacles et défis face au développement du leadership de la femme, et concepts de base pour fomenter l’inclusion de la dimension du genre dans le mouvement syndical.
39 déléguées ont participé à la rencontre, provenant de différents secteurs : industrie, activité portuaire, agriculture, enseignement, infirmières, tourisme, économie informelle, santé et secteur public. En outre, les membres du Comité exécutif de la CTH accompagnaient l’activité.
Pendant leur Rencontre, les femmes de la CTH ont élaboré leur Plan d’action, dont l’objectif est l’incorporation des femmes et des jeunes au mouvement syndical et la promotion, au sein des organisations, de la dimension du genre, aux fins d’une plus grande équité dans les action de la Centrale et de ses organisations.
La Rencontre était dirigée par la camarade Francisca (Altagracia) Jiménez, Responsable pour la Caraïbe de la Commission latino-américaine de la Femme travailleuse et Trésorière de la CASC.
Communauté latino-américaine de nations, CLAN :
modèle alternatif d’intégration et développement
face à la ZLEA et au TLE
Du 25 au 28 avril derniers, au siège de l’UTAL avait lieu la Conférence : « Communauté latino-américaine de nations, CLAN : modèle alternatif d’intégration et développement face à la ZLEA et au TLE ».
Il s’agissait d’actualiser l’analyse de l’évolution, la situation et les perspectives du processus de négociation et mise en œuvre de la Zone de libre-échange des Amériques. Les participants ont aussi analysé la stratégie des États-Unis, qui consiste à négocier et signer des traités bilatéraux ou trilatéraux de libre-échange, ainsi que l’impact de ces traités sur les conditions de vie et de travail des peuples et des travailleurs de l’Amérique latine et la Caraïbe. Certains diagnostics en matière d’intégration ont été formulés, permettant d’actualiser la proposition de la CLAT d’une Communauté latino-américaine de nations (CLAN) en tant qu’alternative face à la ZLEA et aux TLE et qui envisage, entre autres, la formulation d’un modèle de développement alternatif au modèle néolibéral.
Quelque 45 participants provenant de 18 pays ont participé à la Conférence, dont des dirigeants de centrales syndicales nationales et d’organismes sous-régionaux de la CLAT, des experts du PARLATINO, de l’OIT, d’universités nationales d’Argentine, du Costa Rica, de Colombie, de la République Dominicaine et du Venezuela; des spécialistes d’institutions privées de recherches (AUNA et PET), ainsi que des membres de la CLAT et de l’UTAL.
La Caraïbe était représentée par le Dr. Pablo Abraham Medina, politólogo, professeur et chercheur de l’Université catholique de Saint-Domingue; la Dr. Violeta Luna, responsable CTC du dossier intégration, les camarades Lesbia Santana et María Teresa Rodríguez, de la CASC dominicaine et la CPT portoricaine; le Dr. Antonio Llaca de la STC cubaine, et Juan A. Francés Garay, Directeur de l’INFOSCAR.
Les contributions de cette Conférence seront mises à profit par la direction de la CLAT pour actualiser et concerter les lignes d’action pour l’intégration qui seront suivies dans les prochaines années, pour donner aux organismes régionaux et sous-régionaux un rôle plus actif et central.
Ve Atelier sur la méthodologie et la planification dans le cadre du Programme WSM / ILACDE
Du 27 au 29 mars 2006, à l’UTAL, a eu lieu le Ve Atelier sur la méthodologie et la planification dans le cadre du programme WSM / ILACDE. Des camarades représentant 11 organisations affiliées se sont penchés sur les progrès réalisés, les difficultés et les perspectives pour les prochaines années. La coordination du programme était assurée par les camarades Rita Vandeloo et Didier Petre, responsables du programme Amérique latine – Caraïbe de la fondation Solidarité Mondiale (/WSM), et par Luis Eduardo Gallo et Ana Isabel Suárez au nom de l’ILACDE. À cet atelier participait également le camarade Joseph Chérubin, du Mouvement socioculturel de travailleurs haïtiens.
IVe Atelier du Programme CSC avec les Instituts sous-régionaux
Avec la participation de la camarade Véronique Rousseau, Responsable du projet CSC pour l’Amérique latine – Caraïbe, et des camarades Luis Eduardo Gallo, Acacia Fernández et Ana Isabel Suárez, pour l’ILACDE, Ramón Ermácora, Enrique Sosa, Hernando Ruiz, Carlos Molina et Juan A. Francés, pour les Instituts sous-régionaux, s’est déroulé le IVe Atelier du Programme CSC avec les Instituts sous-régionaux de la CLAT, les 15 et 16 mai 2006, au siège de l’UTAL.
Pendant cette activité, les participants ont évalué le travail mené dans les sous-régions en 2005, les actions réalisées cette année et les ajustements prévus au planning. Le processus d’évaluation du projet 2003-2005 dans chaque sous-région a également été analysé, ainsi que les propositions pour la nouvelle évaluation. Enfin, la camarade Véronique a expliqué les projections pour le Plan quinquennal 2007-2011 et les délais pour la présentation de projets.
Dénonciation d’un syndicaliste cubain emprisonné
Le camarade Pedro Pablo Álvarez Ramos, Secrétaire général du Conseil unitaire de travailleurs cubains (CUTC), prisonnier de conscience d’Amnisty International depuis 2003, injustement condamné à 25 ans de prison, a dénoncé les abus et l’arbitraire dont il continue d’être victime, tout comme les autres prisonniers politiques cubains. Le leader syndical a dénoncé qu’ils ne reçoivent de l’eau qu’une fois tous les cinq jours et que cette eau « est sombre, comme si elle contenait de la terre ». Selon lui, la saleté de l’eau et sa contamination plus que probable doit être la raison pour laquelle tant de prisonniers soufrent de troubles à l’estomac.
Álvarez Ramos responsabilise les autorités de la prison de l’état de santé des prisonniers et les accuse de ne pas prendre les mesures nécessaires pour que ce liquide vital soit fourni quotidiennement et en bon état.
Calendrier des prochaines activités dans la Caraïbe
Réunion du CTC : 27 - 28 juin à Saint-Domingue.
Rencontre CLAT-ORIT pour la sous-région de la Caraïbe : 29 – 30 juin à Saint-Domingue.
Lancement du Programme de formation de cadres stratégiques – Séminaires nationaux d’induction (selon calendrier de chaque pays).